Les erreurs les plus dangereuses lors de l'achat de porcelaine chinoise
La porcelaine chinoise est l'une des catégories les plus contrefaites dans le monde des antiquités. Non pas parce qu'elle est facile à reproduire, mais parce que la demande est énorme et que les acheteurs disposent souvent de connaissances limitées. Même les collectionneurs expérimentés commettent des erreurs. Voici les plus fréquentes et les plus coûteuses.
Erreur 1 : se fier uniquement à la marque de règne
La marque présente sur la base d'une pièce de porcelaine chinoise ne constitue pas une preuve d'authenticité. C'est un indice, rien de plus. Les ateliers de porcelaine chinois perpétuent depuis des siècles la tradition d'utiliser les marques de règne de périodes antérieures respectées comme signe d'hommage.
Une marque Yongzheng sur une pièce ne signifie pas qu'elle date de la période Yongzheng (1722–1735). Elle peut dater du 19th siècle, du 20th siècle ou être contemporaine. La marque est le début de l'enquête, non sa conclusion.
Erreur 2 : se fier à la nuance de bleu
Le bleu cobalt est la caractéristique la plus copiée de la porcelaine chinoise ancienne. La couleur, la profondeur et les ‘accumulations et superpositions’ du cobalt ancien sont effectivement distinctives, mais uniquement pour une personne ayant vu et manipulé des centaines de pièces authentiques.
À partir d'une photographie, la distinction est presque impossible. En personne, avec de l'expérience, elle est plus fiable, mais ne reste pas concluante comme seul argument.
Erreur 3 : payer trop cher pour de la ‘Famille Verte’ ou de la ‘Famille Rose’ sans documentation
Ces deux catégories ont été largement reproduites aux 19th, 20th et 21st siècles. De magnifiques plats famille rose sont produits à Jingdezhen à un niveau de qualité qui trompe même les yeux exercés.
Règle générale : Sans provenance, c'est-à-dire sans historique de propriété démontrable, toute pièce de ces catégories au-dessus de €500 constitue un achat risqué sans consultation d'expert.
Erreur 4 : ne pas détecter une restauration
Les pièces bien restaurées peuvent être réparées de façon invisible sous un éclairage normal. Sous lumière ultraviolette, les restaurations deviennent fluorescentes : l'époxy moderne réagit différemment de l'ancienne glaçure.
Une lampe UV coûte €15 à €30 et constitue le meilleur investissement pour tout acheteur de porcelaine. Utilisez-la toujours sur les pièces au-dessus de €200.
Erreur 5 : confondre la porcelaine d'exportation avec la porcelaine impériale
La majeure partie de la porcelaine chinoise circulant en Europe est de la porcelaine d'exportation, fabriquée pour le marché européen, et non pour l'empereur ou l'élite chinoise. Elle est intéressante et parfois précieuse, mais relève d'une catégorie entièrement différente.
La porcelaine impériale avec une provenance de cour établie est rare, coûteuse et circule à peine en dehors des grandes maisons de ventes. Si quelqu'un vous propose de la ‘porcelaine impériale’ sur un marché aux puces ou à un prix modeste, ce n'en est pas.
Erreur 6 : mal interpréter les résultats d'enchères
Un résultat d'enchère exceptionnel ne fixe pas un prix de marché. Examinez plusieurs pièces comparables sur plusieurs années. Et souvenez-vous : les résultats d'enchères sont des prix marteau incluant la prime acheteur, les produits nets pour le vendeur sont inférieurs.
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